No surprises ...

Ma vie, soirées, zik, restos, boîtes, films, Paris, week-end, vacances, voyages.

18 juillet 2007

Clap clap

Ouais je sais j'imite super bien le clap de fin. Bon en tout cas c'était une chouette soirée cinéma en tout cas.

Tout d'abord avec le très bon Die Hard 4. Du classique. Bruce sauve le monde, seul à l'ancienne, balance répliques cultes sur répliques cultes et envoie de la grosse baston. Et on ne demandait que cela avec PY. Car c'est pour cela qu'on l'aime Bruce, quand il a son t-shirt maculé de sang et de poussière et qu'il tape fort sur les méchants.

C'est simple au possible mais ca marche. Ca marche parce que c'est extrêmement bien fait. Les scènes d'actions sont monstrueusement rôdées et vraiment impressionnantes. Le scénario a pris un gros coup de lifting par rapport aux anciens Die hard qui datent d'il y a 12 ans déjà. Là c'est clairement orienté nouvelles technologies et ancrées dans le monde de 2007. C'est vraiment appréciable. Certes on sait comment cela va se finir mais c'est pour cela qu'on est venu.

Ensuite ca fait plaisir de revoir John Mc Lane. Rien que le nom ca fait sourire. Il assure toujours autant et envoie de la répartie et de la baston par paquet de 12. Du coup on en prend plein les yeux et on se marre. Juste ce qu'il me fallait.

Bien sûr on n'oubliera pas quelques excès, une vision idyllique de l'informatique et de ces cracks (avec des ordis tout en couleur qui font tout en même temps) et puis bien sûr cette scène de combat entre le camion et le F16. Bon c'est un peu too much mais il fallait au moins tout ca pour que Bruce, à la fin du carnage, se retourne et lance un petit "houhou".

Bref Die hard 4 est déjà culte pour moi, le film d'action par excellence avec l'acteur né pour faire cela. J'ai adoré.

Dans un tout autre style en rentrant on a zappé sur Tango avec Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Richard Bohringer et Miou-miou. Je ne souvenais pas de ce film mais quelques répliques cultes de Philippe Noiret qui campe un vieil oncle macho valent le détour.
Sa vision idyllique du monde, entres mecs :
"On mangera le gras de la viande, la peau du poulet et des patates au beurre, alors on grossira mais on s'en fout on aura personne à séduire, on pourra jouer des gros mots au scrabble, on fera des concours de bite, de temps en temps on pétera..."
Et sur les femmes :
"Même mortes elles nous font encore chier!"

Et puis comme j'étais sur ma lancée j'ai regardé deux bande-annonces. La première est celle de Hot Fuzz du trio réalisateur et acteurs principaux de l'énormissime Shawn of the dead, un film anglais hilarant, avec des zombies et beaucoup d'hémoglobine. Là ils remettent le couvert avec du gros humour anglais sur la police. Et ca me donne envie.

Enfin j'ai fini par le teaser d'Asterix aux Jeux Olympiques, avec la formation de la tortue, du point de vue animalier...

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19 mars 2007

JeanCulade

Pour le titre c'est pas de ma faute vous voyez avec Tom et lesa utres. En plus ça risque encore de m'attirer des pervers que ne veulent qu'une seule chose. Mettre des trucs dans les fesses d'Evelyne D. Bref là n'est pas la question. JeanCulade, c'est surtout le clan Back in Black, groupe d'étudiants, qui font des courts-métrages tous plus réussis les uns que les autres.

Bref c'est super bien fait, c'est bourré de références diverses et variées et ça vaut le coup d'y jetter un oeil. Pour découvrir et rire. Drôle un peu [QA] !

C'est ici : http://www.dailymotion.com/fr/JeanCulade

Posté par burette1982 à 23:03 - Cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 février 2007

Blood diamond

Une petit critique ciné sous le bras. Parce c'est encore chaud et que donc ça sera plus facile. Blood Diamond donc.

A priori c'est plutôt réussi quand même. La qualité de la réalisation, la crudité et la violence des scènes, le bon jeu des acteurs et des décors absolument somptueux. Di Caprio m'a pour la première ravi par son talent et son ora. Et pourtant je ne suis pas fan du tout de l'acteur, même dans Catch me if you can, film pourtant réussi où sa seule présence me débecte. Peut-être sa voix française...
Quoi qu'il en soit, il a un beau rôle mais il s'en sort vraiment très bien. Ses répliques font mouches, il joue juste et efficace. Il est bien aidé par son comparse noir qui lui partage la vedette et aussi la justesse de jeu. Un bon point donc.

Deuxième réussite et sans parler de la fin, l'idée du film, son approche et le scénario en général. Là et ici on évite des clichés dangereux entre bons occidentaux et méchants africains. Tout le monde en prend pour son grade, tords (et quels tords!) partagés. La guerre civile qui fait rage au Sierra Leone, les massacres, la guerre, les mines, l'embrigadement des enfants. La façon dont travail les journalistes est plutôt bien abordée aussi. On s'attendrait à les voir essayer de filmer la guerre et on les voit, blasés par toutes les guerres, cherchant autre chose, à aller plus loin dans leur investigation et ne pas se limiter à un portrait. Intéressant cela aussi.
On pourrait être dans un docu-fiction d'une extrême violence, qui tire presque au dégoût. L'initiative est louable et réussie sur ce plan. Une image de l'Afrique malheureusement réaliste et très insoutenable.

Troisième réussite : les scènes d'action. Car c'est là en plus de celui de dénoncer il est de distraire. Difficile donc de faire les deux et c'est plutôt bien fait. On part ni dans le trop cynique, ni dans le trop drôle, ni dans le trop action bête et méchant. C'est plutôt subtil. On sourit ou on grimace parfois mais on ne tombe pas d'un côté ou de l'autre du fil. Les scènes d'actions en elle-même sont d'une grande réussite. Gros moyens, montage rythmé, caméra en mouvement. On est dans la très grande qualité à ce niveau là. Tellement qu'on en est presque gavé et qu'on y trouverait des longueurs ! Incroyable.

Sur les films de guerre comme celui-ci il va être difficile de continuer dans ce registre spectaculaire. Il faudra trouver de nouvelles idées, avoir de nouvelles approches (comme le fait Clint Eastwood avec sa vision des deux côtés). Pas forcément évident. En tout cas, je trouve que ce côté scènes d'actions en est presque à un aboutissement tant c'est réussi. Et il faudra renouveller le genre.

Les gros points faibles


Et malgré tout cela, malgré ces réussites, malgré le budget et les scènes léchées comme jamais, cette dénonciation louable de la guerre en général et les acteurs, le film regorge de défauts.

Tout d'abord la linéarisation du film dans son rythme. L'enchaînement des scènes est d'une platitude extrême. Une scène de guerre, une scène voulue poignante, une scène avancement de l'histoire. Et ça gâche vraiment tout. On pourrait partir dans un tourbillon, une accélération sans fin et on est rattrapé par de la mièvrerie ou un égarement. Bref à trop vouloir nous emmener vers tous les sentiments on nous emmene nulle part. On en ressort sans saveur particulière sans avoir été touché par le rire, la tristesse ou le vrai dégoût, celui qui nous fait détester le film parce ce qu'il nous rejette à la gueule tout le mal qu'on ne veut pas voir. Techniquement c'est bien fait et cela s'enchaîne bien mais au final le film est plat et sans saveur. Et on en tire absolument rien.

Le deuxième gros défaut est de trop vouloir en faire et de rentrer dans des clichés énormes et abérants. Les exemples ne manquent pas.
On doit être triste pour Leonardo, alors non seulement ses parents sont morts mais son père a été décapité mais aussi pendu avec un crochet. Sa mère a été violée puis égorgée. Comme si ça suffisait pas.
L'actrice au brushing parfait tout le long du film est une baroudeuse. Evidemment Leo lui souhaite de trouver un homme parfait pour elle. Et bien non elle ne veut pas car figurez-vous que la demoiselle elle n'a pas une ni deux mais trois soeurs qui ont un homme parfait pour elles. Vous avez dit trop ?
On ajoute à cela les 15 minutes passées au téléphone par Leo avant de mourir alors qu'il lui reste 10 mètres pour se sauver. Dommage de finir comme cela un rôle si bien tenu.
La scène de rerouvaille père fils au ralenti puis juste après la reprise des explosions et des coups de feu...
Léo qui dégomme 25 adversaire pour sauver l'enfant. Problème les adversaires sont des enfants. Tient c'est absurde il dégomme des enfants pour en sauver un...
Bref ca regorge de trop qui rendent le truc insipide. Mettre trop de sucre et de trop de sel ca rend pas meilleur. Ca me parait évident !

Enfin dernier gros point noir : la fin. D'une mièvrerie sans nom, qui se veut moralisatrice qui plus est, longue, sans rebondissement et qui laisse un goût de bonbon pas bon pour un film qui se voudrait être un alcool fort. Mais à quoi ca sert que cela finisse bien ? Dites le moi ? On en retient rien de cette fin pourrie. Au lieu de se sauver il téléphone, au lieu de tuer il sauve, au lieu de toucher on se perd dans de la condescendance
à deux balles. J'en ai marre de ces fins de films daubées!

Alors finalement ?

L'idée de base est très louable et l'approche évite les gros pièges et est plutôt bien faite. C'est le premier film dans lequel je trouve Di Caprio bon. Ses collègues l'y aident beaucoup. Techniquement on est au top. Scènes d'actions et scénarios, décors léchées. Mais en fait on rate l'essentiel. A force de vouloir y mettre toutes les saveurs on en retire aucune. Le rythme d'une platitude extrême nous laisse de marbre. Après le film on n'a aucun sentiment, juste des bouts : un peu de joie, de tristesse, de dégout. La fin est un ramassi de mièvreries et de conneries.

En fait je suis déçu. J'aurai voulu être marqué par l'histoire forte du film, en tirer un vrai sentiment, me faire réfléchir, évoluer pourquoi pas. A force de vouloir m'emmener dans tous les sentiments et à me forcer la main, tout en essayant de faire du spectacle, on arrive à rien. Si les ricains n'étaient pas là...

Posté par burette1982 à 00:37 - Cinéma - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

The fountain

Je pense que si n’importe qui d’autre que Darren Aronofski avait réalisé The fountain je l’aurais détesté comme jamais.18686128 Cette façon de raisonner est quoi qu’il en soit mauvaise : personne à part Darren Aronofski ne pouvait réaliser ce film.

Resté sur la descente aux enfers magistrale de Requiem for a dream, film génial au sens propre du terme et qui colle parfaitement au réalisateur, film bouleversant et surtout chef d’œuvre comme j’en ai vu vraiment peu, quand j’ai vu l’affiche de The Foutain et que j’ai lu le nom de
Darren Aronofski j’étais aux anges. Enfin !

24 heures après avoir vu The fountain je ne sais toujours pas si je déteste ou si j’adore le film. Le style, science-fiction, et la morale de l’histoire, karma kitsch, devraient me pousser dans la première catégorie. Je me suis senti perdu dans ce film, dans cette histoire infinie et cette ascension vers la lumière et l’immortalité. Je me suis senti dépassé par ces images troublantes d’un futur, d’un passé et d’un présent irréels. Je n’ai pas tout compris à l’imaginaire du réalisateur.

Et pourtant.

Et pourtant ce film a une teinte de génie une fois de plus.
Darren Aronofski nous montre son potentiel et même si on a du mal à suivre, la tentation est trop belle. La symétrie de l’histoire ascensionnelle en comparaison à la chute démentielle de Requiem for a dream est intelligemment vue. Darren Aronofski n’a pas qu’une vision du mal, il peut nous raconter le bien. Je dis bien raconter le bien car Darren Aronofski ne signe pas un film mais à la fois une poésie et à la fois la plus belle déclaration d’amour qu’il est possible de faire à une femme, sa femme, Rachel Weisz, sublime et étincelante.

Darren Aronofski sait faire des choses inouïes. Ce mec là est un génie. Je le pense franchement. Il est capable de réinventer même dans la plus classique des scènes. Chaque image semble travaillée pendant des heures, chaque plan réfléchi, chaque seconde calculée. Aidé par Clint Mansell et Mogwaï qui signent une bande son d’une incroyable beauté, le film m’a éblouit par son lyrisme et sa force. Sous le charme des acteurs (Hugh Jackman signe là son meilleur rôle), de cette histoire infiniment tragique et belle, de la beauté plastique du film et de cette musique, je ne peux qu’adorer le film.

Rendu complètement schizo par le film je ne vais pas compter les points. L’univers de
Darren Aronofski s’agrandit vers l’infini. Un peu perdu au milieu j’essaye d’en prendre le maximum pour aimer et pour comprendre. J’avais lu il y a quelques temps « Guillaume Canet est un putain de bon réalisateur, sachez-le ». Plutôt d’accord à l'époque je souris aujourd’hui. Guillaume Canet est peut-être un bon réalisateur mais Darren Aronofksi est un putain de génie. Là on associe les vrais bon mots. Un mec qui réinvente là où ne l’attend pas, un mec qui a un imaginaire incroyable, capable de nous faire vibrer comme jamais, un mec qui sait faire ce film est un putain de génie.

The fountain est une sorte de pierre précieuse au prix démentiel : sa beauté tout comme son côté inaccessible nous fascinent comme par magie. The fountain est un bijou.
Darren Aronofski en est le génie créateur…

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28 novembre 2006

James Blond !

Je ne comprends pas que personne n'ait encore fait ce jeu de mots horrible certes mais au poil non ?

Donc en cette fin de soirée, je m'aperçois que je n'aurai pas ou peu le temps de faire un résumé du week-end. Les images sont prêtes, les idées sont là, l'humour ne m'a jamais fait défaut (plop une cheville qui double, pour un spécialiste des entorses comme moi c'est normal) mais il me manque de temps car j'aimerai éviter un dodo trop tardif, donc après 1 heure du matin. Parce que je suis un homme extraordinaire. Deuxième cheville comme à Lamothe il y a 2 ans, quand j'avais fait la soirée au bal avec mon atèle croisant même la pharmacienne qui m'avait engueulé pour que j'aille à l'hopital. Mais ca c'est une autre histoire. Donc je suis extraordinaire mais je dors quand même.

Comme je n'aurai pas le temps de vous parler de mon fabuleux week-end (mais je vous en conjure revenez demain ca sera bien) j'ai décidé de vous raconter ma journée et ma soirée.

Journée riche en événement avec tout d'abord la formation au nom immensément pompeux ... qui en fait ne nous concernait pas du tout. On est donc restés une heure à essayer de comprendre la différence entre la version V2 et V3 d'un logiciel dont on ne sait pas à quoi il sert.

Présentateur : Oui mais mainteanant avec la V3 vous pouvez faire du queue-repliquant (à prononcer KIOU-WEPLIKANTE)
Tout le monde : Aaaaaaaaaah
Nous : ???


Donc après cette formation d'une heure et une journée de travail, j'avais un petit rendez-vous qui s'est très bien déroulé. J'en suis totalement ravis, sur tous les points. Je suis content de cette orientation professionnelle et de son déroulement. Je vous promets le champagne d'ici peu !

Et pour me remettre de mes émotions j'ai retrouvé Steve et des vieux amis que j'avais pas vu depuis longtemps. Ca fait plaisir. Tout ce beau monde est allé voir James Blond - Casino Royal. Pouf pouf je sors mon bob ricard ma casquette de critique ciné.

James Bond Casino royal, débute par l'obtention de la "licence to kill", condition nécessaire pour être un 00. Intéressant. Les premières minutes sont ensuite rythmées par une course poursuite incroyable et génialement filmée, un ensemble entre du Jacky Chan et du XXX. Musclé, subtil, drôle et franchement réussi. J'ai adoré !

D'ailleurs la première partie du film est globalement réussie. Les amateurs de poker comme moi seront ravis de voir ce jeu au centre du film avec des scènes plutôt réalistes qui m'ont donné une furieuse envie de participer. L'intrigue est alors réussie, les acteurs sont excellents et les dialogues subtils et très drôles. J'ai adoré cette partie du film avec quand même le regret d'avoir un film un peu trop séquentiel : une scène d'action, une scène d'amour, une scène de suspense, un scène avec de bons dialogues qui font mouches. Ca aurait été génial d'avoir un peu de tout en même temps. James Bond blond ne me choque pas, Eva Green est classement belle !

La fin du film est plus brouillone. La dernière demi-heure rajoute des noeuds à l'intrigue sans un intérêt démontré. Même la scène finale avec la maison qui s'effondre à Venise n'est pas très réussie pour ces scènes d'action en intérieur. Seules quelques répliques bien drôles rattrapent un peu la cacophonie finale.

Au final le dernier James Bond est un bon(d) film. Il distrait c'est sûr. On rit, on en prend plein les yeux. Tous les ingrédients sont là mais pas assez présent tout le long du film, par petites touches. C'est un peu comme manger une crêpe et le nutella séparément. C'est bon mais c'est meilleur quand c'est ensemble.

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11 novembre 2006

Un petit (miss) rayon de soleil !

Vendredi soir veille de fête, une discussion improvisée dans les commentaires et me voilà donc partis avec cette chère Grumly pour aller au cinéma. Départ de chez moi avec l'Ipod sur les oreilles et toujours et encore l'album des Scissor sisters à fond les ballons. Rien qu'avec ca j'ai la banane, je danse en marchant, je danse dans les escaliers, je danse dans l'ascenseur, je danse sur le trottoire, je danse dans la rue, je dans dans le parc. J'adore ca !

Arrivés tous les deux à l'heure convenue, on discute un peu, on revoit la bande annonce de Borat, mais en français cette fois-ci. Moins bien. Ca commence.

Little Miss Sunshine commence par nous présenter ses personnages et pour chacun d'eux leur caractéristique principale, leur problème, leur but. Une personne un élément. Le père croit dur comme en fer en sa méthode pour gagner et n'aime pas les perdants, la mère fume, son frère homo et spécialiste de Proust vient de rater son suicide, le fils de 15 ans ne parle plus depuis 9, le grand-père est accroc à l'héroïne et la petite fille ne rêve que de concours de beauté.
Bref tous ces personnages haut en couleur vont partir dans un road movie familial hilarant, subtil, triste parfois et attachant. On rit, on pleure dans la même seconde et on est accroc de cette petite famille si proche.

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Pour moi, le film le plus drôle, le plus touchant, le plus attachant de cette année cinématographique. Sans mièvrerie aucune. Avec C.R.A.Z.Y il fait partie des films qui m'ont marqué et touché cette année. C'est léger et frais et on sort du cinéma avec un grand sourire sur les lèvres, comme si on avait touché une part de bonheur. Et que cela peut faire du bien !

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08 novembre 2006

XXX² contre Match Point

Loin de moi l'idée de vouloir refaire le fameux Derrick contre Superman, diffusé au moment de l'arrêt de LA 5 remplacée par Arte dont les meilleurs blagues annoncent déjà l'immense La classe américaine le flim qui n'est pas un flim sur le cyclimse, filme culte s'il en est.
Ici Matt Houston à prononcer OUSTON et pas IOUSTONNE sinon la blague avec Gédebor ne fonctionne plus et comment donc comme comment donc Cousteau me font toujours autant rire.

Pour le reste c'est ici :

Mais revenons en à nos moutons qui comme vous le savez est un animal à poil laineux A POIL LES NOEUDS !!! A POIL LES NOEUDS !!! A POIL ! Merci PAPAPOB. Donc revenons à notre sujet initial qui fait que vous êtes venus en nombre aujourd'hui XXX² contre Match Point. Duel de films pour cette semaine au goût de mouton brûlé.

Le mouton cramé pour ce duel néo-zélando-juif. En trois manches comme pour le CHIFOUMI.

1er set le réalisateur

Lee Tamahori (ra bien qui rira à la fin) Fameux réalisateur, acteur, 1er assistant réalisateur, Perchiste néo-zélandais (source Allociné j’ai pas la science infuse non plus) dont les plus grandes œuvres furent A couteaux tirés inconnu au bataillon, sûrement un hommage à Joël Rebuchon, et Le masque de l’Araignée, films que j’imagine être deux belles daubes monumentales. Si on ajoute à cela la réalisation de Demain ne meurt jamais, tellement marquant que je ne me souviens même pas l’avoir vu, on a ici un bon gros réalisateur pourri dont la seule qualité est d’être multi-facette et touche à tout. Bon après il y a les bons perchistes et les mauvais perchistes. Le bon perchiste…

Woody Allen
. Ai-je besoin de le présenter vraiment ? Réalisateur scénariste acteur juif new-yorkais. Pourquoi je précise juif parce que d’un point de vue personnel, j’aime pas les juifs, encore moins les noirs, les homos et les handicapés, et que c’est pas parce qu’ils ont remis au goût du jour la mode du pyjama dans les années 40 que tout doit leur être acquis ! Merde. Putain bordel c’est où déjà que j’ai rangé cette putain de carte du MNR ? Et je suis vulgaire si je veux, ça ne retire rien à ma connerie !

Pour le premier set je vais quand même mettre Monsieur Bois devant Monsieur Lee, pour sa carrière et tous ces films que je n’ai pas vus. Mais c’est vraiment de justesse : 7 – 5

2ème set : le scénario

XXX² est la suite de XXX. Scénario : néant mais c’est ça qu’est bon. Un ancien marine en prison parce qu’il est pas d’accord avec son chef, ancien général, devenu chef des armées, 3ème homme le plus puissant des Etats-Unis après le président et son bretzel et son vice. Un ancien de sa bande lui demande de sortir de prison pour empêcher l’ancien général de faire un putsch improbable, le tout avec l’aide d’un des membres de la NSA. Non je vous assure c’est absolument débile. Le clos du spectacle étant la scène finale où notre pote XXX², le premier étant mort bêtement, adorateur de cheeseburger convint son frère, voyou ou racaille (Non vraiment je remets pas la main sur cette carte du MNR… UMP ? Putain j’confonds toujours comme j’ai changé y’a pas longtemps aussi…), qui entreprend de voler un stock d’armes transporté dans un camion à fromage, pour attaquer la maison blanche et délivrer le président des mains du méchant général. Simple efficace précis. Un scénario sans aucune faille comme vous le voyez donc, totalement réaliste et truffé de bons mots subtils. On rit pendant 1h30.

Match Point. Scénario : Gnangnan. Un prof de tennis rencontre un jeune bourgeois anglais, épouse sa sœur et la trompe avec la copine du jeune de la haute. Le prof de tennis devenu businessman grâce à l’appui de la famille bourgeoise, trompe sa femme pendant des mois avec la fille séparée du frère. Cette dernière tombe enceinte et le presse de quitter cette nouvelle vie pour elle. Au final il pète un plomb et la tue d’un coup de fusil, déguisant son méfait en cambriolage. Retrouvé par la police il s’en sort grâce à la chance et une pièce qui tombe du bon côté, idée directrice du film. Et d’abord je raconte la fin du film si je veux, je suis un peu con je le rappelle. Bref c’est gnangnan à mort, mal amené, mal construit. Le seul intérêt étant le jet de cette pièce qui change le cours de la vie. Mais qu’est ce que c’est chiant.

Grosse victoire de XXX² sur ce set. Quand vous rentrez le soir vous avez envie de vous taper un film 4 étoiles sur fluctuat.net qui parle du film comme d’un dépucelage cinématographique ou de vous marrer devant un scénario débile avant de savoir si cette connasse qui est venue sur le plateau va ouvrir le rideau, suite à la déclaration de Jean-Marc, qui a fait tout ce chemin depuis Tourcoing pour déclarer sa flamme à Suzette.
6 – 2 pour XXX²

3ème set : les acteurs

XXX² : C’est ICE CUBE. Le remplaçant de Vin Diesel. Inconnu au bataillon pour ma part, un jeu d’acteur tout en subtilité et cela grâce à l’intelligence du scénario et à la réalisation soignée. Perso il me fait peur.

Match Point : Scarlett Johansson qui bizarrement a sur moi l’effet totalement inverse d’un cube de glace. Dire qu’elle est jolie est un euphémisme. Elle a un côté sexuel insupportable dans ce film, gâché par un doublage français digne des meilleurs pornos allemands des années 80 !! Et pour gâcher ça gâche ! Bordel !

Choix on ne peut plus difficile. C’est quand même (Ma’ame) Scarlett, qui est pour moi depuis ce film la personnification même du sexe. En face on a ICE CUBE. Et bien tel la lutte entre le lion, le tigre ou l’hippopotame, moi je pense et j’ai pas peur de le dire que ICE CUBE, sur le papier il est plus fort que Scarlett.

Pour XXX² : 6 – 4

Conclusion objective :
Grosse victoire de XXX², nanard américain de premier ordre dont la réalisation ratée et le scénario inexistant mettent en valeur les acteurs et toute leur subtilité.
Match Point a beau être du Woody Allen et même si il met en valeur comme jamais Scarlett Johansson (Scarlett mary me pleaseeeeeeeeee!), il s’agit d’un film lent, prévisible, mal construit et raté. On s’ennuie ferme sauf peut-être sur la fin. L’idée peu originale est grossièrement amenée, le scénario est pauvre et surtout on s’emmerde tout le long !

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30 octobre 2006

Dernière séance

Avec un peu de temps libre et d’organisation, avec la fin des beaux jours, me voici de retour …au cinéma avec deux films cette semaine.

Severance

Film gore anglais irresistible.

Des cadres sup’ d’une entreprise d’armement anglaise débarquent au milieu de l’Europe de l’Est pour un week-end « team building ». Un à un ils se font attaquer par une bande d’anciens militaires d’Europe de l’est.

Le lien entre l’entreprise d’armement, les militaires cinglés, les anciens camps d’Europe de l’Est n’est qu’un prétexte au film. Ca tient la route et on en demande pas plus.
Les personnages sont accentués et caricaturaux : du drogué cool à la fille mignonne, en passant par le noir gentil, le lunetteux lèche-cul, le chef autoritaire et le grand patron véreux.

La scène initiale est un plaisir de gore intelligent, mêlé d’humour anglais. Le film tarde lui à démarrer mais on y retrouve tous les travers du cadre sup’ (anglais mais aussi d'une manière). Tout au long du film le réalisateur cherche à démonter cette vision du monde de l’entreprise, l’enjeu économique, remplacé par un enjeu vital. Les travers de tout ce beau petit monde sont mis en exergue par les conditions dans lesquels ils se retrouvent. Cette deuxième lecture du film est plus qu'appréciable.

Dernier point et non des moindre, le film est truffé de scènes gore mais hilarantes, maculées d’humour anglais. Le piège à loup relâché 4 ou 5 fois sur la jambe, la jambe qui ne rentre pas dans le frigo, les strip-teaseuses coincées dans un trou obligées de se déshabiller pour sortir, la musique d’attente téléphonique de la police locale ou encore la scène finale de la stripteaseuse et sa mitraillette sont autant de bonheurs, avec un vrai décalage.

Severance ne pourra pas être un classique, un film dont on se dira qu’il est exceptionnel, qu’il est à voir, par culture et par envie. Severance est un film gore, très bien fait, truffé de pointes d’humour décalé avec une deuxième lecture succulente. J'ai adoré !

Le fils de l’homme

Londres en 2027. Il n’y a plus eu de naissance sur terre depuis 18 ans. Tous les pays occidentaux sont tombés aux mains des islamistes. Seul l’Angleterre résiste, subissant depuis des années des vagues et des vagues d’immigrants, parqués dans des camps.

Le film est exceptionnel en lui-même. La réalisation juste assez violente, juste assez musclée pour nous tenir en haleine. Les personnages sont réalistes et bien construits. L’idée de fin du monde est très bien amenée, par petites touches, par discours. Subtil. On est plongé dans un univers triste et sale. Londres et l’Angleterre font peur. Les réfugiés sont partout, cloîtrés, encagés. L’image des camps de concentration saute à la figure. Sur ce point de vue là le film est une réussite totale, un chef d’œuvre même.

La scène de l’insurrection dans le camps des réfugiés est la représentation même de toute cela. C’est sûrement une des meilleurs scènes de guerre que j’ai jamais vu. Violence, décors grandioses, scènes exceptionnelles, tout est réuni. On se retrouve plongés dans tout cela et c’est vraiment très bien fait. La scène de silence pour la sortie des deux personnages principaux est somptueuse, avec une lueur d’espoir magnifiquement mise en valeur par cette séquence. Un bijou !

Mais je ne suis pas marqué par le film comme un film absolument génial, grandiose, visionnaire. L’apocalypse en est presque crédible mais je ne comprends pas le fond même du film. En effet, le fond de l’histoire c’est de découvrir qu’une jeune femme réfugiée est enceinte. Chose qui n’est pas arrivée depuis 18 ans sur terre. Cette femme doit rejoindre une organisation dont on ne sait pas si elle existe et dont on ne comprend pas à quoi elle sert. Certes il y a bien la notion d’espoir derrière tout cela, une sorte de lueur. Mais on ne comprend pas cette quête, on ne sait pas pourquoi cela est si important qu’ils aillent à cet endroit précis, coûte que coûte. Cette quête est incompréhensible et n’explique pas en quoi cela va changer le monde, donc en quoi cela mérite tous les efforts des personnages.

Deux possibilités : le film étant tiré d’un livre, le réalisateur n’a pas su transmettre l’essence du livre, plus subtil sur ce point ou alors le livre ne traite pas ce point mais la naissance de ce bébé n’est alors qu’une allégorie de l’espoir sans avoir d’explication réelle, sensée.
De ce point de vue là le film / l’histoire est raté(e). Passer tout ce temps à rendre l’histoire réaliste au possible, faire attention à tous ces détails pour rendre crédible et louper l’essence même du fond de l’histoire, ne rien expliquer sur cet espoir naissant, ne pas prendre le temps de s’appliquer sur ce point, tout cela fait que j’ai apprécié le film qui est un bon film mais que je ne lui trouve rien d’exceptionnel sur le fond. Et pourtant c’est le plus important non ? Dommage.

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28 août 2006

Samhain : des vicères versa !

Non pas comme le comique arabe ! Bon ok je démarre sur un jeu de mot pourri mais honnêtement je rends par là hommage à ce film. Donc Samhain déjà c'est pas un film qu'on loue ou qu'on va voir au ciné à la base. C'est pas non plus un film diffusé un dimanche après-midi à la télé, ou alors peut-être sur Canal+ mais plutôt au milieu de la nuit. Alors comment on l'a vu ce film et bien tout simplement en essayant de récupérer Da Vinci Code sur la mule élecronique on a eu comme qui dirait un fake à la place. Un fake c'est un film mis à la place d'un autre mais pas sous le bon nom. Là pour le coup je pense que je préfère le fake à l'original !

Donc on a découvert qu'on avait ce film, on a jetté un coup d'oeil et on s'est rendu compte que ce n'était pas Da Vinci mais Samhain film d'horreur, gore ou d'épouvante (appelez ca comme vous voulez). Donc cet après-midi en rentrant de Paris on s'est dit qu'on allait regarder ça en VO à la ouaneugaine !

Le pitch


Alors c'est du grand classique comme on en fait plus. Des jeunes plutôt pas moches avec des filles plutôt jolies et qui n'ont pas froid et qui aiment bien se ballader peu habillées. Ces jeunes sont globalement très cons et les voir mourir un à un est un plaisir. Ils regardent des films d'horreur, se font peur toute la journée et les acteurs ont 25 et jouent des personnages d'environ 15 ans. Ils roulent dans un vieux van accompagnés de leur prof qui doit avoir 2 ans de plus qu'eux. Jusque là c'est du classique.

Encore plus classique ils sont américains (c'est un film canadien) et ils viennent débarquer non pas en normandie mais en Irlande. Ils arrivent dans un cottage complêtement isolé dans la forêt et les marécages. Et en plus ils viennent ici pour Halloween et pour étudier je ne sais quelle tradition milénaire. Bon ils rencontrent alors la population locale, des sortes d'humains avec des miliers de furoncles sur la tête, abrutis et ne parlant que par grognement. Et pour pas vous mentir ils se font tous tuer un à un.

Le déroulement


Tout d'abord certes les acteurs jouent horriblement mal et la musique est très mauvaise et très mal faite, genre bruitage de jeux vidéos dans la forêt etc..., mais ceci nous permet de rire très souvent tout au long du film. Ce que j'ai bien aimé dans ce film c'est que tout est classique et que toutes les morts sont drôles car elles sont vécues au 10000ème degré.

Tout d'abord la scène initiale au cours de laquelle deux campeurs se font tuer. Le mec sort de la tente au milieu de la forêt. Avant cela on a eu droit à une scène pas très habillée entre les deux tourtereaux. Donc il sort car il a entendu en bruit. Il trouve rien mais quand il revient à la tente sa copine a disparu. Il la retrouve quelques mètres plus loin, elle a les jambes ensevelies sous des feuilles. Il la prend par la main et la tire de là. A ce moment là on se rend compte qu'elle n'a plus de jambes et ses vicères tombent de son corps. La scène de début se termine par la tête de la fille dans une casserole pendant que le mec est rôti à la broche. Ca part bien !

Ensuite il y a une première partie du film dans laquelle tout se met en place. L'arrivée des jeunes, le cottage, les marécages, la vision d'un mec étrange par la fenêtre la nuit, les films d'horreurs regardés à la télé, un voisin un peu étrange. On en apprend ensuite plus sur les coutumes locales milénaires et surtout canibales avec images d'archive et reconstitutions. Bref ca monte et ensuite ca déglingue. La prof sort dehors on ne sait plus pour qu'elle raison. Elle se fait alors trucider par une fourche. Même pas le temps de réagir et son mari qui a entendu crier sort de la maison et la trouve morte à la grange. Pam il se fait lui-même embroché par la fourche de notre ami local furonclé.

Pendant ce temps là une des filles blondes couche avec un mec sous la douche et la fille brune et son mec partis en rando se perdent. Ils trouvent une maison abandonnée et le mec tombe dans un trou. Il trouve alors des couteaux et catanas de partout ca le fait rire (javais dit qu'ils étaient idiots!). Il se retourne le couteau à la main et tombe nez à gueule avec notre pote local. Bon là le pote local lui fait comprendre que c'est son couteau, le jeune abruti, bêtement, lui rend calmement et se le prend au travers de la gorge en retour. Pas sympas les locaux. Plus tard sa copine brune descend elle-aussi (bêtement faut il ajouter ?) dans le trou et meurt aussi on ne sait comment.

La blonde sort de la douche (où elle a fait des cochoncetés avec son ami) et se ballade à poil ou presque. Evidemment la sale bête immonde locale est cachée sous le lit et elle meurt elle aussi. Bref il y a de l'action et du rythme. Le monstre en profite pour assomer le copain de la fille et l'emmener dans sa tanière où sont déjà morts les premiers. Il se retrouve attaché sur une table et hurle.Logique.
Mais à ce moment là le monstre, qui a des doigts en plastiques et des fausses pustules sur la gueule je vous le rapelle, s'arrête là et va chercher dehors une randonneuse qui cherche ses deux amis (morts au début du film). Pendant ce temps là le mec se détache de la table et se planque (il a pas pensé à sortir c'est bête). Le monstre revient avec la blonde l'attache, lui découpe son corsage et hop une paire de seins (ca c'est gratuit). Il commence à la découper au couteau, créant une ouverture digne de Benton dans Urgence. Il triffouille dans tous ces organes et on sent qu'il cherche quelque chose. Il tombe sur une prothèse mamaire qu'il essaye de manger. Beau clin d'oeil quand même.

Benoîtement le mec essaye de sortir à ce moment là, il s'entrave dans un seau qui fait du bruit et se fait poursuivre (bête j'ai dit ?) . Il mourra quelques mètres plus toin la tête découpée par du fil dentaire tendu entre deux arbres. Peu crédible mais efficace.
Finalement le voisin un peu bizarre meurt lui aussi. Ayant découvert le corps dans la grange il se précipite chez lui pour vomir dans les toilettes (là petit gap dans le scénario, il est dehors au milieu de nulle part et il va vomir chez lui. Pas logique je vous l'accorde). Bon le problème c'est que le monstre l'a suivi jusque dans la salle de bain. Et là pour le coup on a eu droit à la mort la plus grotesque de l'histoire du cinéma car le monstre entreprend avec brio de retirer les instestins du Monsieur en passant une main par la voie d'évacuation naturel. Le mec hurle, normal, et finit étranglé par ses vicères qui sortent de son postérieur. Classe. La femme du voisin meurt aussi non sans avoir fait montre de ses talents de Kung-Fu!

Reste une blonde qui est encore vivante. Elle se fait attraper en essayant de prendre la voiture. Le monstre la ramene chez lui mais elle n'est pas attachée elle on sait pas pourquoi. Au contraire il la laisse dormir et lui laisse même un grand couteau à portée de main (le monstre aussi est donc con je vous l'accord mais ca on s'en doutait). Bon elle se ballade, découvre qu'il y a une femme attachée ici qui vient d'accoucher d'un bébé mort. Bon c'est un peu too much niveau glauque mais bon il faut ce qu'il faut pour faire un film gore! Elle a peur elle tient son couteau. Elle entend du bruit à l'angle d'un mur, elle avance et plante son couteau ... dans le mari de la prof qui non content d'être embroché s'était relevé. Nouvelle fausse bonne idée, elle retire le couteau et le mec meurt d'hémoragie en 4,8s (oui là aussi le scénario est un peu facile).

Le méchant arrive et assez bêtement je dirai elle oublie son couteau. Elle s'enferme dans une cachette avec une porte qui se tire que le méchant s'obstine à pousser. Finalement il revient avec un catana et entreprend de démolir la porte déjà peu solide. La fille en profite alors pour sortir, gros duel et elle finit par tuer le méchant à coup de poêle. Délicat.

Bien décidée à sortir elle tombe alors nez à gueule avec le petit frère ou coupaing du méchant. Séquence finale.

Alors quoi qu'on en dise certes c'est très mal joué, certes le scénario en plus de ne casser trois pattes à un canard s'octroie des largesses à faire palir d'envie tous les scénaristes de Julie Lescaut et Derrick réunis, mais je continue à penser que les films gores ont ce petit décalage, cette liberté de ton, cette quantité d'hémoglobine, de vicères ou de plastique les pour monstres hideux qui me régalent et qui me rendent fan du genre. A votre bon coeur M'sieur Dame !

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23 juillet 2006

C'est arrivé près de chez vous

Non pas de jeu de mot pourri dans le titre, je ne veux que parler du film, que dis-je du chef d'oeuvre C'est arrivé près decapdcv chez vous. Je ne sais pas si il y a encore des gens qui n'ont pas vu le film mais qu'importe il était nécessaire pour moi d'en parler tant ce film m'a marqué, comme toute une génération.

C'est arrivé près de chez vous, film belge de Remy Belvaux, André Bonzel et Benoit Poelvoorde. C'est l'histoire de 3 journalistes qui suivent la vie d'un serial killer. Avec tous ses dérapages, sa famille, ses amis, ses envies, ce qu'il aime, sa méchanceté, ses poèmes. C'est en noir en blanc. C'est on ne peut plus violent. Il y a un engrenage maléfique et on sait pertinement que tout ce qui est mis en place dans le film va aboutir à une auto destruction finale. Mais le film ce n'est pas que de la violence gratuite, ce sont des textes complêtement déjantés en décalage avec une réalité. Des textes irrésistiblement drôles tel un ode à un pigeon ou une chanson pour le cinéma. Et c'est aussi d'inombrables scnènes surréalistes et drôles avec des personnages tous plus horribles, vilains, déjantés les uns que les autres.

Mais ce n'est pas tout. Le film tient la route grâce à l'énorme prestation de Poelvoorde, alors tout jeune et dont c'est pour moi le meilleur film. Le film est une critique de toutes les dérives de notre société : violence, alcool, misère, solitude des vieux, etc ... On pourrait croire que toute cette violence est gratuite et sans but, que tout n'est qu'une succession de meurtres sanglants, de répliques cinglantes et de poésie à deux balles. Ce n'est pas tout à fait faux mais le décalage est toujours présent. Ce style d'humour fonctionne parfaitement avec moi, là où il pourrait choquer d'autres. Car la violence n'est qu'un prétexte et non pas un but. C'est toute l'intelligence du message pour son fond mais bien sur sa forme qui est mis en exergue et qui choque pour mieux critiquer. Je suis fan. C'est tout.

Posté par burette1982 à 23:01 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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